À Bernières-sur-Mer, deux charpentiers construisent des cabines de plage en cette mi-mai 2026, avec la sensation très agréable de participer à la composition du paysage local.
Thomas Durand et Jérémy Bonnet, deux charpentiers qui se sont associés pour la fabrication de cabines de plage. ©Maxence GORREGUES
Même en plein air, ça sent bon le bois fraîchement coupé. En cette mi-mai 2026, dans l’atelier de Thomas Durand, un charpentier installé à Bernières-sur-Mer (Calvados), deux cabines de plage sont en cours de construction. Un autre professionnel du bois, Jérémy Bonnet, est venu lui prêter main-forte pour la bonne réalisation de ce projet emblématique pour la Côte de Nacre. « Des cabines, il y en a partout sur la côte, alors pouvoir être à la création de ces marqueurs forts du paysage local, c’est un grand plaisir, il y a un côté historique », assure le deuxième nommé.
Une certaine liberté à la conception
La commande en cours est venue de deux particuliers qui ont pu obtenir une place sur la digue de Langrune. « En matière de cabines de plage, chaque commune de la Côte de Nacre dispose de sa réglementation, rappelle Thomas Durand. Pour Langrune-sur-Mer par exemple, nous avons une largeur et une hauteur imposées, mais le degré d’inclinaison du toit est laissé libre. » À Langrune, la couleur des toits des cabines présente la particularité d’être laissée au goût du propriétaire. Sur la digue, les promeneurs peuvent ainsi apercevoir une large palette de couleurs au-dessus de ces petites cabanes blanches de moins de 4 m2.
Habitués à travailler dans des greniers, à rénover de vieux planchers ou des charpentes lourdes, les deux artisans prennent un grand plaisir à réaliser ces cabines. « Le bois à manœuvrer est plus léger et de plus petites dimensions, et puis ça nous permet de faire davantage de menuiserie que d’habitude », confie Jérémy Bonnet à Liberté Actu.fr.

Les cabines de plage de Langrune-sur-Mer ont la particularité d’avoir des toits aux couleurs différentes. ©Maxence GORREGUES
Une assise très solide
Toute l’ossature de la cabine est en bois. Elle est posée sur un socle solide fait de lambourdes de terrasse prêtes à résister à l’eau. Le tout est surélevé grâce à de petits plots en chêne.
« L’eau est l’ennemi du bois et il est donc important qu’elle puisse parfaitement s’écouler sous la cabine. » Thomas Durand, charpentier
Une grue viendra probablement chercher leurs réalisations une fois achevées, avant d’aller les déposer sur la digue de Langrune-sur-Mer. Une digue sur laquelle les cabines font chaque année leur retour en mai, pour repartir fin septembre, afin d’être stockées à l’abri des embruns et des grandes marées pendant la pâle saison. Ce n’est pas le cas partout. Elles restent en place toute l’année à Luc-sur-Mer et Courseulles-sur-Mer, par exemple.
Les cabines construites par ces deux artisans sont également conçues de manière à être démontées rapidement, par bloc, afin d’être facilement transportables. Côté prix, il faut compter entre 4 500 et 5 000 € l’unité, et passer un coup de peinture tous les deux ans. Après il n’y a plus qu’à profiter de sa cabine, face au grand bleu.
